Valentin Pacaud s’installe chez Grégory Wathelet

Publié par Julien Counet le 22/10/2024

Après quatre ans de bons et loyaux services, Manuel Thiry s’est envolé vers de nouveaux horizons. A 35 ans, il était temps pour le Soumagnard de franchir un nouveau cap.

« Sportivement et humainement, cela a été une décision très difficile à prendre. J’ai passé quatre années merveilleuses chez Grégory et c’est très difficile de prendre la décision de s’en aller quand tout va bien comme c’était le cas. Je pense néanmoins qu’il était temps pour moi de penser à pouvoir fonder une vie de famille. C’est la seule et unique raison qui m’a poussé à prendre cette décision. Tout le monde connaît l’homme de cheval extraordinaire qu’il est … mais humainement, c’est aussi quelqu’un d’exceptionnel. En quatre années chez lui, il n’y a jamais eu un mot plus haut que l’autre. Je ne connais aucune autre personne comme lui. Sportivement, il m’a également énormément appris et j’ai eu la chance de vivre d’incroyables expériences grâce à cette équipe de propriétaires exceptionnels. Il y a tant de monde à remercier. Je garde évidemment en mémoire ma victoire dans le Grand Prix 2* de Bornival avec Indago, mais la 5ème place dans le Grand Prix 3* de Maubeuge avec Chagall de Toscane était aussi un très grand moment. Je suis aussi très fier d’avoir pu participer à ma première Coupe des Nations l’an dernier avec Brésil de Riverland à Vilamoura sans oublier la finale des Championnats du monde des 7 ans à Lanaken avec Ollister du Lys.

Manu Thiry & Grégory Wathelet avec l’étalon Fabregas S qui évolue désormais sous couleurs Suisse

J’ai évidemment l’ambition de prendre quelques chevaux au travail dans ma propre structure à l’avenir mais dans un premier temps, j’ai accepté de retrouver les écuries de Steve Tinti avec qui j’ai toujours gardé de très bons contacts. Mais cette fois uniquement à mi-temps alors que je compte également me consacrer davantage à l’enseignement car c’est quelque chose que j’apprécie énormément. » conclu Manuel Thiry

Il n’aura pas fallu longtemps à Grégory Wathelet pour trouver le remplaçant de son cavalier numéro deux. C’est ainsi qu’hier, le Français Valentin Pacaud a pris ses quartiers en Belgique après deux saisons en Champagne Ardenne chez un autre belge…Michel Guiot du Haras de Talma.

« Mon objectif en venant ici était véritablement de rentrer dans un système. En France, il faut bien avouer que l’on fait plus de l’exploitation que de la formation. Lorsque l’on monte des jeunes et des vieux chevaux, il nous arrive en pleine saison d’être en concours 6 jours sur 7! Il faut bien avouer que cela nous oblige à être plus des pilotes de piste … et physiquement, c’est dur! Ici, en ayant l’occasion de voir évoluer Grégory Wathelet au quotidien, je ne peux que continuer à apprendre. En plus de cela, il nous offre un véritable suivi avec des cours de dressage de Frédéric Pirmolin et Sara Oliveira ainsi que l’encadrement de Gilles Botton qui nous aide Ellie et moi.

Ceci étant, je tiens vraiment à remercier Michel Guiot pour les deux années que j’ai pu passer là-bas. Lorsque je suis arrivé, j’avais juste eu l’occasion de sauter des épreuves 145 et aujourd’hui, grâce à Baloubet de Talma, j’ai pu m’affranchir sur des épreuves d’1m55. J’ai également pu rentrer dans le système des étalons avec les étalons de France Etalons. Même si j’avais eu l’occasion de monter deux étalons dont Fahrenheit de Vains par le passé. J’ai eu la chance de monter de très bons chevaux au Haras de Talma avec notamment l’étalon Hell de Talma en qui je crois beaucoup et c’est pour cette raison que nous avons décidé ensemble avec Michel Guiot de le confier à Pénélope Leprévost avec qui il avait déjà travaillé à plusieurs reprises par le passé. Je pense également que Jingle de Talma et Indy sont de véritables chevaux d’avenir. Tout comme Irréelle de Talma avec qui j’ai fini ma saison en remportant le Championnat du Monde des chevaux de 6 ans avec le Selle Français à Valkenswaard. Avec Iréelle, nous n’avons loupé que la finale de Fontainebleau alors que nous étions en tête. Evidemment, on m’a un peu chambré avec cette victoire en me disant que je faisais toujours de beaux adieux à mes propriétaires. C’est vrai qu’avec cette victoire après la deuxième place de Garance de Vains lors du championnat du monde des 6 ans à Lanaken, cela fait deux belles sorties … mais c’est aussi un peu de chance même si j’espère continuer ainsi. » glissera Valentin Pacaud qui, après deux années passées dans le sud de l’Allemagne il y a quelques années, se lance à 28 ans dans sa seconde expérience à l’étranger.