Gagnant du Grand Prix 2* d’Equita Lyon juste après avoir été 6ème et 3ème d’épreuves 150 à Gassin, Fini l’Amour (L’arc de Triomphe x Canadian River x L’arc de Triomphe) a tout aussi bien débuté 2025 qu’il avait fini 2024 en réalisant deux tours sans faute dont une troisième place du barrage de l’ épreuve ranking d’Oliva avec sa propriétaire Marie Pellegrin. Ce sera finalement leurs deux derniers tours commun. Le hongre Selle Français imbred 1×3 sur L’arc de Triomphe vient de s’envoler pour les USA où elle évoluera pour la suite de sa carrière.
« J’ai acheté Fini l’Amour à la fin de son année de sept ans. En fait, à l’époque j’étais blessée à l’adducteur et j’accompagnais plusieurs élèves sur un Grand National. Je me dirigeais vers le paddock lorsque j’ai croisé cette jument qui était montée à l’époque par Manon Ravenel que je ne connaissais pas encore. Je l’ai regardée sauter le premier obstacle puis j’ai vu que Nicolas Paillot la suivait avec attention alors je suis allée vers lui et nous avons regardé le reste du parcours ensemble. Nous avons convenu que j’en achète la moitié sans même l’avoir essayé… mais avec l’accord que je pouvais l’acquérir en totalité si elle me plaisait une fois dessus. Lorsqu’elle est arrivée à la maison, je n’avais pas encore vraiment le droit de remonter … mais je n’ai pas pu résisté et après deux sauts, j’étais conquise, j’ai appelé Nicolas et j’ai acheté la seconde moitié ! C’était un véritable coup de foudre. C’est assez comique car finalement, tous les chevaux que j’ai acheté sur des coups de foudre se sont révélés fantastiques alors que cela ne s’est pas toujours aussi bien passés avec ceux que j’ai acheté de manière plus « raisonnée ». Je pense simplement que je ne suis vraiment pas une marchande mais que la passion que je mets dans mon travail porte par contre ses fruits. Du coup, c’est un véritable crève cœur de les vendre mais tant qu’ils sont en sécurité, respectés et aimés, c’est plus dur pour nous que pour eux. Au final, je trouverais ça assez prétentieux de penser qu’il n’y a qu’avec nous qu’ils pourraient être heureux. Avec l’évolution de notre sport, je me rends compte que le haut niveau, c’est véritablement la cerise sur le gâteau. Je serai heureuse d’y prendre de nouveau part si l’occasion se présente mais je prends énormément de plaisir à former de jeunes chevaux pour les amener jusqu’en trois et quatre étoiles. Il est très clair pour moi également que mon fils est ma priorité absolue. Former des jeunes chevaux pour le haut niveau demande déjà beaucoup de jours de déplacement mais il est clair que le très haut niveau en demande encore plus et je dois aussi prendre cela en compte. Le tout est de trouver le meilleur équilibre.

Aujourd’hui, je peux compte sur un piquet de cinq chevaux dans mon écurie. C’est assez restreint mais je ne souhaite pas en avoir plus pour pouvoir m’en occuper comme je le souhaite. Floc (Qlassic Bois Margot x Ultimo van Ter Moude) qui est issu d’une des meilleures souches anglo-arabe va me permettre de continuer à évoluer en Grand Prix. C’est un cheval très sensible mais qui a véritablement le dernier respect. J’ai également In Extenso (Clarimo x Canturo) qui est issu d’une soeur de Floc. Ils ont tous les deux été élevés par la famille Sisqueille. Je peux également compter sur Hold Up de Talma (Mylord Carthago x Baloubet du Rouet) (ndlr: arrière-petit-fils de Karla de Toscane) que j’ai acheté à 3 ans et entièrement formé. J’ai également deux jeunes chevaux en formation Jack in the box (Watch Me van’t Zorgvliet x Diamant de Sémilly) et la dernière arrivée, Colombines de Mies (Carrera VDL x Cassini I) qui a 8 ans et dont je viens de faire l’acquisition à Virginie Couperie qui est une véritable femme de cheval que j’admire beaucoup. J’ai eu un véritable coup de foudre pour elle. Je l’ai vue à Oliva, je l’ai essayée en sautant 1m20 maximum et elle a passé la visite vétérinaire le lendemain. Je pense qu’elle a tout pour devenir la nouvelle star de l’écurie. » nous explique Marie Pellegrin.
Photo Agence Ecary